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samedi 13 septembre 2003 par Josée

L’enfer de la drogue, le cri du coeur d’une mère

Chaque jour en France et dans le monde entier des jeunes meurent d’overdose dans des coins isolés ou insolites, loin de leur famille. C’est ce qui est vraiment très triste car ces victimes de la drogue ont pour la plupart des parents qui les aiment les aimaient et qui souffrent d’avoir voulu les aider et malheureusement de ne pas avoir réussis.

Pour la législation française « la toxicomanie, c’est l’usage illicite de substances ou de plantes classées comme stupéfiants » et cette définition ne tient absolument pas compte ni de la régularité de la consommation ni de la dépendance aux stupéfiants. La vente de drogue étant interdite dans l’état Français, il est extrement difficile d’évaluer le nombre exact de toxicomanes, seul des sondages permettent de faire une évaluation approximative de la consommation. Selon ces sondages 12% de Français de 18 à 75 ans déclarent avoir au moins une fois consommé de la drogue, 27% des Français de 12/50 ans affirment avoir fumé du haschich et 16% une autre drogue ; 53% des hommes de 18 à 24 ans disent avoir fumé au moins une fois de « l’herbe ». Des chiffres qui font tout de même peur et réfléchir mais une étude estime à environ 200 000 toxicomanes Français dont 80% se drogueraient par voie intraveineuse. Elle a été établie à partir du nombre de toxicomanes demandeurs de soins et d’une extrapolation démographique de la France. D’autres études ont été calculées par rapport à la contamination par les seringues que 20 à 30% des toxicomanes dépendants seraient séropositifs et 70% seraient porteur du virus de l’hépatite C. On ne peut que constater les dégâts et le fléau de la drogue sur la société actuelle. Fléau que l’on arrive pas à diminuer bien au contraire de plus en plus de jeunes en détresse se droguent et partent à la dérive pour de nombreuses raisons. La prise en charge entre la première « fois » et le recours aux soins arrivent souvent trop tard comme le montre ce cri du cœur d’une mère démunie face à la mort injuste de son fils :

Plaidoyer pour une mort utile d’une maman en manque A la mémoire de mon fils décédé à l’age de 22 ans, sans que sa mort n’ai été élucidée à ce jour.

Cinq ans auparavant, premier contact avec le psychiatre à qui je me permets de dire qu’il consomme du canabis, de l’ecstasy entre autres. Celui-ci me répond « Ce n’est pas grave ». Stupéfaite, je pense qu’il doit voir des cas bien plus dramatiques.

Quelques mois plus tard, en mai 1998, mon fils se prenant pour « dieu » le psychiatre m’invite à le faire entrer d’urgence en hôpital psychiatrique. Souvenir horrible (déplacement du maire, médecin, gendarmes, pompiers) pour une mère veuve et seule. Dans l’établissement où il est placé on le met à « l’isolement ». Un lit, un seau hygiénique, apport d’un plateau pour manger et douche (hors de la chambre) accompagnée. Des médicaments en grand nombre. Aucun contact avec la famille. Cette période varie, selon l’avis du psychiatre, de 8 à 45 jours environ. Puis on a droit à quitter la chambre en pyjama pendant une semaine au minimum, la durée de cette étape étant proportionnelle au temps de l’isolement, enfin s’habiller normalement. Visite de la famille autorisée quelques heures par semaine. Occupation : fumer, échanger des cigarettes, une malheureuse télé, quelques jeux. Est-il vraiment nécessaire de faire retomber un individu aussi bas, le rabaissant à l’état de légume pour qu’il arrive à remonter la pente ? N’oublions pas que les drogués sont avant tout des etres d’une extrême sensibilité, faibles en général, et dont les dealers profitent impitoyablement. Ils sortent de cet hôpital un, deux, trois mois après leur admission voir plus, abrutis de médicaments avec un traitement lourd, ne pouvant plus bander, incapables de reprendre le rythme d’un travail. Le suivi se limite à une prescription d’ordonnance mensuelle. Après quelques temps, ces adolescents arrêtent leur traitement et ils rechutent. C’est l’engrenage. En l’an 2003, la France, le pays des droits de l’homme, n’a-t-elle rien de mieux à offrir à ses jeunes ? Par trois fois j’enregistre des émissions de télévisions concernant la drogue pour les passer à mon fils. Chacune conclut, qu’après tout, ces prises de produits illicites sont sans grande importance. Je bondis. Pourquoi alors en faire un sujet d’émission ? Deuxième expérience : trois ans après. Le médecin de famille que j’appelle le matin ne peut venir. Il n’a pas le temps. J’avais espéré avec lui trouver un établissement plus humain. Le lendemain soir (dimanche), dans l’urgence, j’appelle le médecin de garde qui me conseille d’attendre mon médecin de famille le lendemain matin et ne se se dérangera qu’à la demande du chef de brigade de la gendarmerie. Celui-ci (seul humain est responsable), en repos ce jour, sera présent jusqu’au départ de mon fils pour… le même établissement que la première fois. N’oublions pas l’ambulancier qui dit « attachons le pour ne pas avoir de problème en route, autrement on le passe par la portière ». Dix sept jours d’isolement. Puis même processus. Ayant compris que l’amour d’une mère ne suffit pas pour sauver son fils, il ira en sortant, à sa demande, dans un centre de post-cure thérapeutique pour toxicomanes. Six mois bénéfiques avec un projet de stage. Mais brusquement je sens qu’il va mal. Je préviens le centre. Le lundi il est avec moi et a rendez-vous avec le psychiatre. Avant de l’y conduire, j’appelle ce professeur d’une cabine téléphonique pour le prévenir de l’état de mon fils qui ressort … tranquillement de son entretien. Le psychiatre n’a rien dit de spécial. Il aurait fallu le faire entrer par HDT (Hospitalisation à la Demande d’un Tiers) une troisième fois. Je sentais que ce n’était pas ce qu’il fallait et je n’en ai pas eu le courage. Il est retourné au centre d’où il est parti deux jours après librement, étant majeur (le médecin du centre ne l’avait lui non plus pas trouvé anormal). Malheureusement ils ont omis de lui donner ses papiers. C’est ainsi que j’ai appris par le journal (pour cause d’identification) le décès de mon fils qui avait eu lieu six jours auparavant. Ceci est mon témoignage afin que ces manques d’engagement et de foi chez tous ceux qui entourent ces jeunes et la misère du système ne se renouvellent pas. Ainsi sa mort pourra devenir un espoir de vie.

E. Piro Septembre 2003 Son fils a été retrouvé nu et noyé dans un fontaine publique de la ville de Valence dans la drome.

C’est un témoignage poignant qui démontre l’importance d’une prise en charge correcte et rapide. Des éducateurs de rue, des lieux de rencontre type dans lesquels les toxicomanes trouvent un accueil chaleureux, une écoute, des services…. Ont vraiment un rôle à jouer et une place prépondérante dans le processus de guérison si guérison il y a. Ainsi que les programmes de sevrages, les centres de soins adaptés à chaque cas et qui prennent en compte la santé mentale, les centres de post-cure, les appartements thérapeutiques doivent être multipliés et diversifiés pour accueillir un maximum de personnes dans la détresse. Sans oublier toutes les actions de prévention contre la drogue et ses méfaits.

En quelques mots il faut changer son regard et le regard de la société face aux toxicomanes car ils sont des victimes qui ont besoin d’aide et n’ont d’un jugement et d’un rejet systématique de la société. C’est à nous tous d’agir ! Qu’attendons nous ?





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  • 18 mai 2008, par marie
    bonjour à tous ! je ne sais pas si ma place est ici mais je ne la trouve nulle part !il y a 4ans j ai fait la connaissance d un garçon gentil avenant il faisait les memes etudes que moi je l ai aide pour le passage de l examen puis j ai ete recrutee lors de l examen final et l entreprise me voulait tellemet que j ai reussi à le faire embaucher aussi.il etait nonchalent n aimait pas sortir n aimait pas voir les gens et moi tout le contraire sa famille me disait que nous avions des comportements et temperament differents et que ça faisait notre charme !!!puis les cris les menaces l alcool le petard ....alors j ai essaye de cacher aux gens à ma famille et plus je lui disais stop rt plus je m enfermais dans je silence donc j ai quitte le travail pour un autre à 600km et 3mois plus tardil m a rejoind parce que disait il il ne pouvait plus sans moi !je lui ai demande de trouver du travail et il m a rejoind !j ai gravi les echelons de ma societe jusqu à obtenir le poste le plus important en 2ans lui je l ai fait embauche dans une grande entreprise et un jour sans raison il s est confie à un de mes employes "toxicomane"c est vrai l argent manque souvent ,c est vrai il disparaissait pour aller chez des copains c est vrai il partait seul en vacances avec l argent que je mettais de cote !!mais je me suis pas rendu compte j ai meme pas imagine que ça pouvait etre ça.pour moi c etait un "con"mais non loin de la autour de moi beaucoup de gens savaient meis personne ne m a rien dit ils disent que c etait pour ne pas me faire du mal ...du restaurabt chez qui nous allions qu il a vole su l ancien employeur a qui ik a vole la caisse du boucher tous les gens que nous avons coyoye certains ont porte plainte d autres ont pris des avocat mais rien à faire !! moi j en suis pour mes frais biensur mais le soucis que j ai aujourd hui c est qu il veutque je lui donne de l argent et qu il cherche un moyen d obtenir des dommages et interets^pourprejudices spychologique ??? de toute façon meme si la demarche est stupide je sais que pourtant il va reussir comme il me dit aujourd hui "il ne faut jamais faire confiance à un toxico et j ai tellement galere pour trouver des doses que plus rien ne me fait peur et que j arriverai à tout !!!!"manipulateur qui abuse de la gentillesse des gens !!!! qu est ce que je peux faire ??qu est ce que je dois faire pour me proteger !!!!j attends comme il le dit que la police vienne me chercher ??moi qui n ai jamais fait de mal à personne ????est ce qu il existe une association de victimes ou de defences surtout merci de me repondre rapidement .cela faitun an que je ne vis plus avec cette personne et sa demarche a commence il y a un mois
  • 17 novembre 2006, par Mariposa

    J’ai survecu !!! Je suis vivante, je respire et je ne me droguerais plus jamais !!!! J’etais moi aussi dans la vingtaine, periode d’experiences et des decisions personnelles.... J’etais une adulte, je vivais en appartement et je decidais mes menus. On se croit bien fort a vingt ans, on croit tout savoir et on croit etre capable de tout faire. Mon joint je l’ai fume lorsque j’avais 14 ans. Ma premiere piqure de "smack" (heroine) fut faite a 18 ans. Ce fut la prison qui a retarde ma descente aux enfers...(comme si la prison ne fesait pas partie de l’enfer.....). De 19 a 24 ans, bien souvent j’ai cogne a la porte de la Mort. Meme la maladie (hepatite B virale) ne put m’empecher d’arreter, j’avais simplement diminue ma consommation... Quand la drogue te tient en possession, tu ne peux pas lui dire NON ! Ce fut la montagne la plus dure que j’ai eu a escalader. ETape 1 : avoir un but dans cette vie Etape 2 : decider d’arreter(par soi-meme) Etape 3 : changer de quartier, changer d’amis, changer d’environnement Etape 4 : affronter la realite ; surmonter les difficultes : les crises de manque, l’obsession de la drogue (Voir specialiste si besoin)

    Dans 2 ans, ca va faire 20 ans que je ne touche aucune drogue (sauf fumer un joint de pot (et non Hash ou autre) a l’ocassion car je prefere la fumee a l’alcool). Je suis mere de 2 garcons (avertis par ce qu’est la drogue et l’alcool). Je regarde le soleil et bien souvent je me demande comment j’ai pu vivre sans regarder ce soleil qui nous donne tant d’energie ? Et ce temps gaspille dans l’illusion que procure la drogue..... mer.. comme j’aimerais avoir le pouvoir de le regagner car Dieu sait combien on gaspille du temps quand on est "gele"... J’ai arrete par moi-meme sans l’aide des therapies mais avec l’aide de l’amour de mes proches qui savaient dans quel enfer je vivais et beaucoup de vin rouge, j’en avais marre d’errer comme une morte-vivante et surtout de donner tout mon gange-pain a ces monstres sans scrupules (plus tard je verrai de revendeurs de drogue vendre de la cocaine et heroine a des femmes qu’on voit tres bien qu’elles portent un bebe en elles)qui deviennent riches avec notre faiblesse et n’oubliez pas que c"est eux qui se payent le vrai "trip" : des voyages a travers le monde, des superbes maisons, des voitures de luxe, des restos, etc.... vous ne les verrez jamais se piquer, sniffer, ou fumer ce qu’ils vendent par contre... Et nous les junkies, les drogues on a droit qu’a des "trips" d’illusions que vite se transforment en des "trips" de desespoir. Un message pour vous tous : drogues et non-drogues..... Croyez en l’amour, il sauve ! Je peux dire que l’amour de mes parents, de mes soeurs, de mes vrai(e)s ami(e)s m’a sauve...... Le soleil brille pour moi de nouveau et depuis que j’ai cesse cette descente je respire la VIE et non plus la MORT.......Fais le bon choix ! bon courage !

  • 27 février 2006, par georges meyssonnier

    mon fils creve !!!!!! 23 ans

    7 séjours en hopital

    cliniques

    maison de "repos"

    la camisole

    les psy

    le comportementaliste

    la dope qui circule entre les chambres

    les complaisances

    les rires entendus

    attaché sur son lit

    les tentatives de suicide

    l’indifférence des médecins

    un saut de 6m depuis la fenetre des urgences, une cheville cassée, meme pas soignée, je ne ferais pas ça a un chien

    mon fils creve

    mon fills creve

    mon fils creve

    mon fils creve

    je tappe des requetes sur les moteurs de recherche ; résultat : des centres d’appels "allo quel est votre probleme ?" vous devriez voir avec un psy

    je vis seul, je n’arrive meme plus a travailler, etre dispo pour lui en cas de pépin

    je ne peux vraiment rien faire pour mon fils ? Georges

    • 27 février 2006, par georges meyssonnier
      complément amusant : Thomas "ne fume que "du cannabis, et poutant mon fils creve et de toute évidence un jour je dirais mon fils est mort et je ne sais pas pourquoi. Je m’étonne de voir une référence à un texte de Ron Hubbard sur ce site. Alors c’est ça l’alternative ? une dépendance pas grave qui tue ou une dépendance philosophique qui emprisonne ? pendant ce temps la mon fils creve
    • 17 novembre 2006
      Georges, J’espere que ta vie est calme au moment ou je t’ecris. Ton message m’a touchee et j’aimerais te dire : "Hey, prends une pause et repose-toi sur mon epaule, tout va bien maintenant.......... je te comprends....





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