Tout le monde connaît la pollution de l’atmosphère mais peu de personne connaissent celle de l’intérieur de nos maisons par les composés organiques volatiles « COV » ou plutôt les substances polluantes qui émanent des colles à moquette, des peintures, papier peints, etc... Certains polluants chimiques sont classés dans la catégorie des substances cancérigènes, si l’on connaît la toxicité de la plupart de ces polluants pris individuellement on ignore pratiquement tout de leurs nuisances lorsqu’ils sont présents ensemble et à faible concentration comme ils le sont dans l’air intérieur de nos maisons. Des études sérieuses sur ce sujet ont été menées dont celles du chercheur américain Bill Wolverton qui a travaillé sur l’élimination des composés chimiques générés par les matériaux de construction des milieux confinés de l’espace dans le but d’avoir un air respirable. Sur ses traces, la paysagiste d’intérieur Geneviève Chaudet, a créé l’association Plant’airpur pour sensibiliser la population sur les plantes antipollution ainsi que le centre scientifique et technique du bâtiment qui reprend, lui aussi, les travaux de Bill Wolverton sur la conception de stations spatiales pour la NASA. Bill Wolverton a étudié le filtrage des matières polluantes par des plantes. Les résultats étaient très prometteurs puisque la composition de seulement trois plantes peut désintoxiquer 60m3 par heure. Le centre scientifique et technique du bâtiment veut vérifier ces différents résultats pour la NASA par une série d’expérimentation qui va durer 2 ans. Le centre scientifique et technique du bâtiment a installé une chambre expérimentale qui représente une pièce d’habitation dans laquelle on génère un air vicié afin d’observer la capacité des plantes à éliminer cette pollution intérieure. Dès la 1ère semaine, là aussi, les résultats sont prometteurs puisque Toluène, Benzène et Formaldéhydes ont été bien absorbés par les plantes. Le centre espère qu’à l’issue de cette recherche, il pourra développer un produit qui serait un pot épurateur dans lequel il y aura une plante associée à un matériau qui permettront d’optimiser cette dépollution de l’air intérieur. En attendant, sur l’initiative de l’association Environnement et Développement Alternatif, le Nord-Pas-de-Calais vient de lancer le 1er centre expérimental de la dépollution des sols contaminés par les métaux lourds. Le projet « Espace Biotique » sera mené par l’Association Environnement et Développement Alternatif, 2 laboratoires universitaires de Lille, APINOR et OPHRIS, 2 entreprises du Nord-Pas-de-Calais spécialisés dans la dépollution et avec l’aide d’un agriculteur de Auby ayant des terres fortement contaminées.
Comment font les plantes pour convertir les émanations toxiques en matière inoffensive pour la santé humaine ? Certaines d’entre elles acheminent les émanations jusqu’à leurs racines où elles sont détruites par les micro-organismes de la terre. Pour que l’efficacité soit au maximum il faut que l’air circule au niveau des racines mais il faut aussi que les plantes soient bien arrosées ainsi l’air y passera plus facilement et l’expiration sera plus efficace ! Néanmoins pour votre bien-être et celui de vos plantes, si le temps le permet, il est recommandé d’aérer tous les jours chaque pièce durant au moins 10 minutes.
Voici quelques plantes qui pourront rejoindre votre intérieur si cela n’est pas déjà fait et qui sont parfaites pour la dépollution de votre intérieur : dieffenbachia, spatiphyllum, aglycone, faux-papyrus, dracæna, clivia, lierre, cactus, chlorophytum, philodendron, ficus, chrysanthème, azalée, syngoniums, berberas, sansevirias...
Nous sentons bien instinctivement que les plantes nous font du bien en plus d’embellir nos intérieurs. Dans un avenir proche, si les mentalités évoluent dans le bon sens, on devrait pouvoir admirer de vrais jardins d’intérieur dans les grandes sociétés et qui auront la fonction d’épurer de manière naturelle l’air intérieur !