En 1948, la première assemblée mondiale de la santé a demandé la création d’une journée mondiale de la santé qui a alors été créée en 1950 et elle est depuis célébrée le 7 avril de chaque année. L’objectif de cette journée particulière est d’attirer l’attention et de sensibiliser le plus grand nombre de personnes possible sur un thème précis considéré comme primordiale par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Cette année le thème retenu est « la santé des mères et des enfants » et les points importants à retenir de cette mobilisation sont :
Trop de mères et d’enfants souffrent et meurent chaque année.
La vraie richesse des sociétés, ce sont des mères et des enfants en bonne santé.
Nous en savons suffisamment aujourd’hui pour sauver des millions de vies mais il faut mettre ce savoir en pratique dans le monde entier.
Pour changer le cours des choses, tout le monde doit faire cause commune et agir ensemble.
Il est vrai que de nos jours, il est impensable que des mères et des enfants souffrent et meurent inutilement, alors qu’il serait tout à fait possible d’alléger leur souffrance et de les guérir. On sait ce qu’il faut faire pour les sauver et apporter du bien-être, mais voilà la situation hélas ne s’améliore guère dans le monde. C’est un peu ce que désire dénoncé la journée mondiale de la santé sur le thème de la santé des mères et des enfants. On dispose maintenant de connaissances et de moyens qui permettent d’éviter et de réduire les souffrances, mais pour réellement changer les choses il faut que ces connaissances et ces moyens deviennent accessibles à toutes les mères et à tous les enfants à travers le monde entier. L’expérience prouve que les interventions connues sont accessibles financièrement et réalisables même dans les pays les plus pauvres. De plus certaines barrières et obstacles empêchant l’application généralisée des connaissances et du savoir faire qui permettent de sauver des vies ont été supprimés par des organismes tel que la Déclaration du Millénaire des Nations Unies ou bien encore la Convention relative aux droits de l’enfant. La survie et le bien-être des mères et des enfants sont importants en soi, mais pas seulement ils sont aussi indispensables pour la société future. Lorsque les mères et les enfants sont malades ou décèdent dans une société c’est toute la famille bien sur mais aussi toute la communauté et tout le pays qui en pâtissent. Alors en veillant au bien-être et la santé des mères et des enfants on améliore la santé des sociétés mais aussi on réduit les inégalités et la pauvreté d’une société. Des études et des bilans sérieux démontrent que :
la maladie est l’une des principales raisons pour lesquelles les ménages deviennent pauvres et restent pauvres. Les familles dépensent davantage quand les mères et les enfants sont malades. Les honoraires et autres coûts directs ont un effet dissuasif important sur les familles qui tardent à chercher de l’aide, en particulier quand il s’agit d’enfants et de femmes enceintes.
Quand une mère est malade ou meurt, sa contribution active à la vie du foyer, au travail, à l’économie et à la société est perdue. La survie et l’éducation des enfants sont entièrement compromises. Il est estimé qu’un million d’enfants en bas âge meurent chaque année suite au décès de leur mère.
Pour réduire cette mortalité, des organisations mondiales oeuvrent chaque jour de l’année à travers le monde et elles seront à l’honneur lors de la journée mondiale de la santé. L’Organisation Mondiale de la Santé espère que des centaines d’organisations de par le monde vont prendre des initiatives en faveur de la survie, de la santé et du bien-être des mères et des enfants pour marquer la Journée Mondiale de la Santé. De son coté, l’OMS prévoit des évènements au niveau mondial, national et régional pour célébrer cette journée unique et importante pour tous. Elle publiera aussi le 7 mars 2005 le « rapport sur la santé dans le monde 2005 » qui est consacré à la santé des mères et des enfants. Le rapport sur la santé dans le monde 2005 fera le point sur les progrès inégaux réalisés jusqu’au ici dans le domaine de la santé maternelle et infantile. Il préconisera aussi des stratégies pour faire sans tarder les progrès que l’on sait accessibles et possibles. Le rapport mettra en avant que plus de 6 millions d’enfants pourraient être sauvés chaque année moyennant un petit nombre d’interventions préventives et curatives comme les vaccins et les traitements basiques de certaines maladies. Mais il fera aussi comprendre l’utilité de bons soins à domicile comme l’alimentation et l’hygiène.
La journée mondiale de la santé 2005 est une occasion unique de faire prendre conscience de cette tragédie et des efforts que chacun de nous doit mener pour préserver la vie et la santé de ces membres précieux d’une société que sont les mères et les enfants. C’est aussi l’occasion d’inciter à agir, d’amener les gouvernements, les bailleurs de fond internationaux, les organisateurs non gouvernementales, le secteur privé, les médias, les groupes communautaires et tout à chacun à connaître, mettre sur pied et entreprendre les activités qui augmentent durablement les chances de survie des mères et des enfants et qui améliorent leur santé et la richesse des sociétés. Faisons en sorte tous ensemble que la journée mondiale de la santé du 7 avril 2005 soit le départ d’une grande période de bien-être et de santé pour toutes les mères et tous les enfants du monde entier.