Un bébé ne se considère pas comme un être à part entière, mais simplement comme une extension de sa mère.
A partir d’un an, les enfants découvrent leur indépendance :
ils commençent à marcher
à parler
ils veulent accomplir des choses
ils expriment leurs désirs
Mais leurs besoins et leurs envies ne correspondent pas toujours à leur capacité à communiquer et à leurs possibilités physiques.
Il en résulte souvent de la frustration, de la peur et de la colère.
Les deux ans fatidiques
Les crises plus aiguës se manifestent vers l’âge de deux ans, on ne les appelle pas « les deux ans terribles » pour rien !
Il peut arriver qu’un enfant de deux ans fasse une colère par jour.
L’intensité de ces crises déstabilise les parents les plus résistants, garder son calme devient alors la clef de la réussite.
L’enfant peut :
courir partout
se jeter par terre
donner des coups de pieds
crier
mordre
casser des objets
se cogner la tête par terre
retenir sa respiration jusqu’à l’évanouissement
La scène en public
Tous les parents redoutent les colères en public.
Vous ne pouvez pas laisser votre enfant continuer et vous ne pouvez pas non plus le calmer.
Pendant ce temps, les gens s’attroupent et désaprouvent :
Il n’y a pas de solution miracle, votre seule consolation est de savoir que cela arrive à tous les parents !
Si votre enfant fait une crise chaque fois que vous allez au supermarché, essayez de ne plus l’y emmener, ou faites-vous accompagner pour le distraire.
Si vous devez vous rendre à une cérémonie, ou un mariage par exemple, pensez toujours à emporter des jouets ou un livre pour l’occuper et l’amuser et assayez-vous près de la sortie (pour sortir plus rapidement en cas de problème).
La plupart des colères s’arrêtent vite, même si le temps nous semble parfois bien long !
Cette période de crise peut se prolonger jusqu’à quatre ans, avec des variations dans la forme et les raisons qui les déclenchent, à mesure que l’enfant progresse dans l’art d’éprouver ses parents.
Les enfants de trois et quantre ans sont beaucoup plus manipulateurs que ceux de deux ans qui expriment seulement leur irritation plus ou moins fortement.
Les déclencheurs de crises
L’enfant de deux ans ne connaît pas encore le partage.
En général, il refuse qu’un autre enfant joue avec ses jouets, ou n’admet pas que l’arrivée d’un bébé dans la famille lui vole la vedette.
Ses crises expriment aussi la frustration, par exemple s’il n’arrive pas à atteindre le chocolat en hauteur ou si il n’arrive pas à faire quelque chose.
Si votre enfant se sent ignoré, il peut s’énerver.
Il commencera par tirer vos vêtements
fera des choses de plus en plus énervantes
et finira par se rouler par terre en criant
Nous connaissons tous ce sentiment de rage quand tout ne va pas comme nous l’avons immaginé.
Pour les enfants c’est la même chose, ils expriment cela d’une façon que nous aimerions parfois copier !
En plein milieu d’une crise, l’enfant perd le contrôle de ses émotions et il n’y a pas grand-chose à faire sinon attendre que cela passe.
Ce n’est donc pas le moment d’essayer de le raisonner.
Dites-vous que les crises de nerfs font partie de la croissance normale d’un enfant.
Trucs et astuces
Les parents pensent souvent que leurs jeunes enfants ne savent dire que « non » :
au repas, il jette sa nourriture
le soir, il ne veut pas aller se coucher
il ne veut pas prendre son bain
Vous avez l’impression d’être en guerre permanente avec lui.
Lorsque vous défendez à votre enfant de faire quelque chose de dangereux :
traverser la rue en courant
se pencher à la fenêtre
Il ne retient qu’une chose : vous l’empêcher de s’amuser.
Vous mettre en colère ne fera qu’alimenter sa rage.
C’est à vous de garder votre sang-froid, aussi difficile que ce soir sur le moment !
Un ton posé confirme que vous contrôlez la situation, et l’aidera à se calmer.
Quand la crise est passée, ne lui accordez pas ce qui a provoqué sa colère, mais ne lui faites pas la morale non plus.
Agissez comme d’habitude, et s’il est triste, faites-lui un calin.