Voici quelques astuces pour que cela n’arrive plus.
Les Types de bacs
De manière générale, et selon la concentration en sel minéral de l’eau, on distingue les types d’aquariums suivants :
Les aquariums d’eau douce (concentration saline inférieure à 0,5 %), qui reproduisent un habitat lacustre ou fluvial
Les aquariums marins
Les aquariums d’eau saumâtre (concentration saline comprise entre 0,5 % et 5 %), qui reproduisent un milieu intermédiaire, comme par exemple : des lagunes ou des estuaires
Les aquariums d’eau de mer (concentration saline comprise entre 5 % et 18 %), qui reproduisent les milieux marins ou océaniques.
Mais, en tenant compte de la température de l’eau, nous pouvons distinguer deux types d’aquariums :
L’aquarium d’eau froide :
dont la température oscille approximativement entre 18º et 22ºC.
Pendant les mois de l’hiver, une résistance électrique empêche que la température s’abaisse au-dessous de 15ºC.
Il est employé principalement pour maintenir les poissons exotiques résistants.
L’aquarium tropical :
dont la concentration saline de l’eau est indifférente. L’eau est réchauffée par un système de thermorégulation.
La température varie entre 23º et 30ºC, grâce à l’utilisation de la résistance électrique réglée par un thermostat.
En bref, on parle surtout d’aquariums d’eau douce tropicale et d’aquariums d’eau de mer pour les aquariums d’eau chaude.

Fabrication
Les aquariums possèdent au moins une face transparente, en verre ou en plastique (polyméthacrylate, etc.).
Bien qu’il existe des aquariums dont la structure est en polyester, en béton, en bois ou autre matériau, les aquariums les plus courants sont en verre.
Accessoires
S’il est possible de conserver vivants des poissons un certain temps dans un peu d’eau sans aide technologique, les conditions de vie seront très mauvaises, et tout aquarium doit être équipé correctement.
La filtration :
Il est vital que l’eau de l’aquarium circule, soit débarrassée des impuretés et biologiquement épurée.
Pour ce faire, on utilise une pompe à eau, alimentant des masses de filtration, assurant la filtration mécanique, et la détoxication biologique, par action de bactéries ou de matériaux absorbants.
Le brassage de l’eau comporte aussi une fonction oxygénante et permet de recréer certains milieux de vie agités.
A noter, le système de brassage ne convient pas à tous les types d’aquariums, pour être plus clair, certaines sortes de plantes par exemple, ne supportent pas le courant, d’autre part, l’injection d’oxygène est bénéfique en effet, mais elle fait s’évacuer plus rapidement le cO2 de l’eau, ce qui portera défaut aux plantes.
Il conviendra donc extrêmement bien à des aquariums de types marins (indispensable a vrai dire !) cichlides américain et africain par exemple qui sont de grand consommateurs d’oxygène et d’eau en mouvement.
L’éclairage
L’éclairage permet de mettre en valeur les espèces animales et végétales d’un bac, d’assurer la photosynthèse des plantes et de forcer les rythmes journaliers du jour et de la nuit.
La méthode apparemment la plus simple est d’utiliser la lumière du jour, mais cela pose de nombreux inconvénients comme le manque de contrôle de l’intensité lumineuse ou des couleurs ternes des poissons et des coraux.
Pour ces raisons, l’éclairage artificiel est utilisé à l’aide de lampes, habituellement régulées par une minuterie réglée sur une dizaine d’heures à une douzaine d’heures par jour.
Les lampes utilisées sont les lampes fluorescentes horticoles de type néon comme les tube néon T8 et T5 ou des spots dits HQL et HQI.
Le chauffage
La température est élément primordial pour maintenir des espèces animales ou végétales.
Il faut donc respecter la maintenance d’espèces dont les exigences de températures sont identiques.
Chaque bac doit être maintenu à une température spécifique.
La plupart des bacs (tropicaux ou marins) nécessitent des températures assez chaudes.
Les systèmes les plus couramment utilisés sont les systèmes chauffants, composés d’une résistance (élément chauffant) et d’un thermostat (régulation).
Les plus simples sont les thermoplongeurs composés d’une résistance dans un tube de verre.
Ils existent en différentes puissances allant de 25 à 300 W selon le volume du bac.
Parfois, cette résistance est combinée avec le thermostat dans un seul et même tube, ce qui simplifie le montage mais présente quelques inconvénients en terme de régulation thermique.
Il existe également des câbles chauffants, à mettre dans le substrat, et qui présentent plusieurs avantages comme la discrétion totale et le chauffage du sol qui permet une meilleure croissance des plantes.
Mais, ces systèmes sont d’un coût d’achat supérieur.
La puissance totale des éléments chauffants doit être calculée suivant la température voulue dans l’aquarium, le volume de celui-ci et la température de la pièce où il se trouve.
Dans le cas de poissons d’eau fraiche comme les poissons rouges, il faudra utiliser un système de réfrigération.
Bulleur et pompe à air
Le bulleur est une pièce réalisée dans un matériaux poreux (céramique pour les plus onéreux) permettant de générer une colonne de bulles d’air grâce à l’air en légère surpression produit par la pompe à air.
Selon les types d’aquarium cet accessoire sera plus ou moins utile ou néfaste.
A chacun de faire son opinion sur un accessoire qui même s’il présente des inconvénients peut néanmoins s’avérer utile :
Les avantages :
Le brassage de l’eau qu’il procure permet d’harmoniser la température au sein de l’aquarium (absence de strates thermiques ou de zones mal chauffées).
Dans un aquarium de reproduction, le brassage de l’eau et l’oxygénation forcée auront un effet bénéfique sur certains types de pontes (lorsque les oeufs sont collés sur un support par exemple).
Lors des fortes températures extérieures, le bulleur permet une relative baisse de la température (et une oxygénation supplémentaire) ce qui sera bénéfique aux poissons. L’oxygénation aura pour effet de combattre la montée des nitrites en les dégradant en nitrates mieux supportés par les poissons.
Les inconvénients :
Le fait d’insuffler de l’air prélevé dans la pièces où se trouve l’aquarium peut devenir néfaste si celle-ci contient des polluants (fumée de tabac, produits ménagers, odeurs de cuisine et vapeurs associées...).
Le bruit généré par les bulles d’air n’est pas nécessairement agréable même si la gène ne concerne essentiellement que les "spectateurs" et non les habitants de l’aquarium...
Le sol
Le sol de l’aquarium est habituellement recouvert de graviers fins sur quelques centimètres, permettant d’ancrer les plantes.
Dans le cas de l’eau douce, on interdit les substances calcaires (sauf pour certaines espèces de poissons), alors que l’aquarium d’eau de mer sera avantageusement garni d’un sable corallien, permettant de stabiliser la qualité de l’eau.
Il convient d’éviter les sables artificiels, comme les graviers peints.
L’eau
L’eau peut être celle du robinet, à condition qu’on la modifie selon les besoins.
Les poissons d’eau très douce (bassin d’Amazonie) ont généralement besoin d’un adoucissement, pouvant être réalisé par un osmoseur.
Cette eau déminéralisé devra impérativement être coupé selon les proportions souhaité avec une autre afin d’éviter tout changement brutal de pH.
Les poissons d’eau dure (lac Malawi) nécessitent un apport de sels spéciaux.
Le rajout de roches calcaires peut s’avérer être une solution.
Les poissons d’eau de mer nécessitent une adjonction de sel, de préférence ajouté à une eau correctement épurée, par exemple par osmose.
Dans le cas d’une eau du robinet chlorée ou contenant des métaux lourds, il existe des produits neutralisants qui peuvent améliorer sa qualité. Il est également possible d’évacuer le chlore en laissant reposer l’eau dans un récipient ouvert quelques jours avant utilisation.
Le décor
Toutes sortes de décors sont possibles.
Il convient de privilégier les matériaux naturels ou d’apparence naturelle : liège (matériau), racines de tourbières, etc.
Concernant les racines de tourbières, il peut s’avérer judicieux de les ébouillanter avant de les placer en eau pour se débarrasser de tanins pouvant troubler l’eau.
Certaines espèces apprécient de pouvoir se cacher (comme la Loche-Clown) ou utilisent leur milieu pour pondre et protéger leurs œufs.
Il est alors souvent nécessaire de réaliser des cachettes avec des pierres.
Les demi-noix de coco ou les pots de fleurs troués et au préalable nettoyées comme il convient, sont de bons abris.
Enfin, la vitre arrière peut être masquée par un décor de polyester résiné-sablé, ou laisser voir un poster représentant une photo d’aquarium, afin d’augmenter l’effet de profondeur.
Le Peuplement
Suivant le biotope choisi, le peuplement d’un aquarium est très différent.
Les espèces animales et végétales ne peuvent pas toujours cohabiter entre elles surtout si elles n’appartiennent pas au même biotope.
Pour les aquariums tropicaux, il existe différents biotopes, comme l’Asie, l’Amazonie, les lacs africains (Malawi et Tanganyika) et hollandais.
Mieux vaut se renseigner au préalable en demandant à un vendeur spécialisé.
Les plantes
Il est possible de placer des plantes naturelles ou des plantes artificielles dans un aquarium.
Le rendu esthétique et les contraintes de nettoyage sont différentes.
Les plantes artificielles rendent l’aquarium moins vivant mais procurent une facilité d’entretien même si ces dernières ont tendance à devenir le support de nombreuses algues.
Les plantes naturelles sont largement utilisées dans les bacs car elles offrent un rendu visuel plus naturel et offrent des abris aux poissons.
De nombreuses espèces de plantes sont couramment commercialisées dans les magasins spécialisés.
Parfois, certaines plantes non aquatiques sont abusivement vendues comme telles.
Il s’agit le plus souvent de plantes non aquatiques qui ont été noyées pour leur côté esthétique (souvent de très jolies plantes à rayures blanches ou rouges).
Les plantes peuvent être plantées abondamment dans les aquariums d’eau douce car elles permettent le recyclage des déchets azotés.
En eau de mer, plusieurs espèces d’algues peuvent se trouver dans le commerce (Caulerpa).
Les animaux
En aquarium d’eau douce, de nombreuses espèces de poissons sont maintenues.
Mais, il existe aussi quelques invertébrés capables de vivre en captivité : gastéropodes, crevettes, etc.
En eau de mer, on peut installer de nombreux invertébrés avec des poissons :
oursins
anémones
spirographes
coraux
éponges
ATTENTION, L’hébergement des invertébrés est un domaine particulier qui nécessite une filtration particulière.
Il faut toutefois rester raisonnable, et éviter le surpeuplement de l’aquarium qui est cause de maladie et de mortalité élevée.
L’équilibre écologique
La maintenance idéale d’un aquarium consiste à reproduire l’équilibre trouvé dans la nature dans le système fermé d’un bac.
Dans la pratique, il est impossible de maintenir un équilibre parfait.
Par exemple, le rapport équilibré du prédateur-proie est presque impossible à maintenir même dans le plus grand des aquariums.
Il faut prendre des mesures pour maintenir l’équilibre dans le petit écosystème que contient son aquarium.
Cet équilibre précaire est facilité par de grands volumes d’eau.
N’importe quel événement qui perturbe le système pousse un aquarium loin de son équilibre.
Aussi plus le bac d’eau est grand, plus le déséquilibre est facile à absorber et à réduire.
Par exemple, la mort de quelques poissons dans un bac de 11 L provoque un changement dramatique du système, tandis que la mort des mêmes poissons dans un bac de 400 L avec beaucoup d’autres poissons représente seulement un changement mineur de l’équilibre du bac.
Pour cette raison, les amateurs favorisent souvent les plus grands volumes possibles, car ce sont des systèmes plus stables exigeant moins d’attention intensive pour l’entretien de l’équilibre.
Maintenance
Il apparait que la maintenance d’un aquarium est indispensable pour détenir un écosystème fermé et stable. Quelques opérations indispensables sont alors nécessaires pour réduire le volume des déchets dans le bac afin de ne pas perturber le cycle de l’azote mais aussi pour assurer l’esthétique de l’aquarium.
Consignes à suivre
Un aquarium correctement installé et peuplé nécessite peu de maintenance.
Renouvellements d’eau
Un renouvellement régulier d’une partie de l’eau (par exemple 1/3 toutes les deux semaines) permet d’évacuer les déchets organiques.
On procède habituellement par siphonnage, en aspirant l’eau près du sol, afin d’évacuer par la même opération les déchets solides.
Nettoyage des vitres
Une raclette permet de rendre leur transparence aux vitres.
Nettoyage des plantes
Les plantes salies par des algues doivent être nettoyées à la main.
Nettoyage du sol
En siphonnant le sol au moyen d’une cloche transparente, on peut extraire les déchets qui s’y trouvent et y permettre la circulation d’eau.
Engrais à plantes
(essentiellement à base de fer organique)
Alimentation des poissons
A base de nourritures sèches, congelées ou vivantes (daphnies, artémies, vers, etc.)
Renouveler l’eau
Il est nécessaire d’effectuer des changements d’eau réguliers dans un aquarium.
En effet, si les bactéries se chargent de dégrader l’ammoniac et les nitrites en nitrates, ces derniers s’accumulent petit à petit dans l’aquarium, risquant d’atteindre des taux importants qui pourraient devenir toxiques pour les poissons.
Le taux de nitrates doit en effet rester inférieur à 50 mg/l.
Les nitrates sont consommés par les plantes aquatiques (sous réserve d’autres conditions correctes) et par les algues.
Cependant, la consommation des plantes ne suffit pas à éliminer tous les nitrates : en général, seuls des changements d’eau réguliers permettent de conserver des taux acceptables.
D’autre part, les changements d’eau permettent d’apporter les oligo-éléments nécessaires aux poissons et aux plantes, qui, sinon, s’épuisent petit à petit dans le milieu fermé qu’est l’aquarium.
Le rythme et la quantité des changements d’eau sont variables selon la population de l’aquarium et les conditions de maintenance.
On conseille, en général, de changer 10 % de l’eau toutes les semaines, ou 20 % tous les 15 jours.
Ceci est, bien sûr, à augmenter si les taux de nitrates étaient trop élevés.
Cependant il ne faut jamais changer toute l’eau en même temps.
Nettoyer les vitres
On nettoie les vitres pour l’esthétique mais aussi la vie dans l’aquarium.
Les plantes ne peuvent survivre sans lumière.
Le verre étant un matériau sur lesquelles les algues se fixent facilement, il convient de les nettoyer régulièrement pour éviter qu’elles ne deviennent des souches durables d’algues.
Nourrir les animaux et les plantes
Pour maintenir un bac bien planté et vivant, il faut obligatoirement et correctement nourrir ses animaux (poissons, invertébrés, escargots...) ainsi que ses plantations.
Alimentation des animaux
Chaque espèce des poissons a ses propres exigences, bien que la majorité soit nourrie avec des proies vivantes, complétées avec des produits inertes telles que les paillettes, des animaux séchés et déshydratés ou des végétaux.
L’excès de nourriture est toujours plus défavorable pour les poissons que la mauvaise qualité de l’eau.
Trop alimentés, les poissons accumulent de la graisse dans leurs tissus qui provoquera un raccourcissement de leur espérance de vie.
D’autre part, si la ration est excessive, les déchets sont plus nombreux, raison pour laquelle l’eau se salit immédiatement et compromet la santé de l’aquarium.
La ration de nourriture d’un poisson doit être élaborée par rapport à ses goûts et exigences, bien qu’habituellement elle se compose de :
nourritures fraîches : viande de poissons, viande brute, œufs des poissons, légumes
nourriture vivante : vers aquatiques, larves des insectes, petits crustacés
nourriture artificielle : industriels granulés. Son utilisation doit être limitée aux jours où la nourriture fraîche n’est pas distribuée.
Alimentation des plantes
Les plantes ont besoin d’eau, de lumière, de CO2 et d’engrais pour se développer.
L’eau est forcément omniprésente dans un aquarium et la lumière est apportée par l’éclairage comme on l’a vu précédemment.
Seuls le dioxyde de carbone et l’engrais doivent être introduit dans un bac pour favoriser le développement des plantes.
Engrais
Requin baleine de l’aquarium de Georgie à Atlanta aux États-Unis.
L’apport d’engrais se réduit aux éléments secondaires comme le calcium (Ca), le soufre (S) et le magnésium (Mg) ainsi que des oligo-éléments tels que le fer (Fe), le manganèse (Mn), le molybdène (Mo), le cuivre (Cu), etc., le fer étant l’élément le plus important pour la croissance des plantes.
Les éléments principaux, Azote (N), Phosphate (P) et Potassium (K) ne sont jamais introduits dans un bac car ils sont le résultat des déchets produits par les animaux et les plantes.
Le cycle de l’azote apporte les éléments principaux.
En rajouter, ne ferait que polluer d’autant plus le bac.
Dioxyde de carbone
Le dioxyde de carbone est naturellement présent dans l’eau d’un bac.
Plus, le pH est faible, plus le dioxyde de carbone sera présent dans un bac.
Cependant, la concentration naturelle n’est jamais assez suffisante pour la maintenance de plantes exigeantes.
Il faut parfois faire un apport de CO2 sous forme gazeuse dans l’eau.
Pour diffuser le CO2, on utilise une échelle ou un diffuseur en spirale qui permet de maintenir les bulles de dioxyde de carbone le plus longtemps dans l’eau afin d’augmenter ses chances de diffusion.
En effet, la diffusion n’est pas instantanée.