Le "Consumer Market Watch" comparera plusieurs secteurs de la consommation selon cinq indicateurs :
les prix, les plaintes, les taux d’échange/de changement de prestataire, la satisfaction et la sécurité, explique un communiqué.
A l’issue de ces comparaisons, la commission déciderait ou non d’études plus approfondies et d’éventuelles sanctions.
Le nouvel outil doit garantir le droit des consommateurs et déceler les "irrégularités, qui peuvent être révélatrices de pratiques faussant les choix des consommateurs ou entravant la concurrence à l’échelon de la vente au détail".
Les premiers résultats, publiés ce jour, montrent surtout que les données disponibles dans chaque Etat européen sont peu comparables.
Pour devenir un instrument fiable, le "Consumer Market Watch" devra s’appuyer sur des données compilables et comparables et cela sera "l’une des principales tâches de la politique des consommateurs au cours des années à venir", selon le communiqué de la commission.
Toutefois, quelques anomalies ont déjà été découvertes comme le fait que "les prix des appareils photo numériques peuvent varier de 30% entre pays limitrophes", qu’"en moyenne, les frais de gestion des comptes bancaires varient entre zéro et plus de quatre-vingt euros d’un État membre à l’autre de l’UE" ou encore qu’ " une certaine confusion règne sur les marchés de l’énergie où les consommateurs ont du mal à comprendre et comparer les offres et par conséquent restent avec le même fournisseur".
La Commission européenne devra se charger de répondre à ces différents problèmes.