Cette hausse concerne plusieurs infections : gonococcies, syphilis et chlamydiae.
En 2006, les infections gonococciques étaient ainsi toujours en nette progression.
Le nombre moyen de gonocoques isolés par an a progressé de 50% entre 2006 et 2005.
Plus inquiétant, la croissance de la résistance des gonococcies à la ciprofloxacine, le principal traitement, se poursuit (+12 %).
Sur un autre font, 2.306 cas de syphilis ont été notifiés entre 2000 et 2006.
"Après une diminution en 2005, le nombre de cas a de nouveau augmenté en 2006", note l’InVS.
Ce nombre est supérieur à celui des années antérieures, en particulier en Ile-de-France et dans la région Nord-Pas-de-Calais.
"Les personnes atteintes de syphilis sont majoritairement (83 %) des homo-bisexuels masculins", indique le bulletin.
Même constat sur le nombre de diagnostics de la lymphogranulomatose vénérienne rectale (LGV), qui a augmenté en 2006 de 11 %.
Selon l’InVS, "tous les diagnostics sont exclusivement réalisés chez des hommes le plus souvent séropositifs pour le VIH (93,9 %) et en Ile-de-France (95 %)".
Selon le bulletin épidémiologique, ces différentes progressions font craindre un relâchement de la prévention des comportements sexuels à risque, et par rebond une hausse de la transmission du VIH.