Chantal Sébire avait témoigné il y a quelques jours de cela sur sa maladie incurable. Elle souffrait atrocement, elle était défigurée par une tumeur incurable.
Son témoignage paru il y a quelques jours à la télévision avait ému la population française.
Madame Sébire avait demandé le droit à l’euthanasie, la justice le lui a refusé. Elle a été retrouvée morte chez elle peu de temps après cette décision.
Personne ne sait exactement dans quelle circonstance son décès s’est passé : a-t-elle mit fin à ses jours ? L’a-t-on aidé à en finir ? L’épuisement et la fatigue l-on-t-elle emporté ?
Cela fait déjà l’objet d’une enquête.
Dans tous les cas Chantal Sébire est décédée chez elle entourée des siens comme elle le souhaitait.
Tout son voisinage est sous le choc et dit même que le mieux pour elle aurait été de lui accorder sa dernière volonté : Le droit de mourir.
Le procureur de la république devrait confirmer ou non l’autopsie de madame Sébire.
Les membres de "l’association pour le droit de mourir dans la dignité" ont déjà fait savoir qu’ils trouveraient ce geste inconvenant.
Avec l’histoire touchante de Chantal Sébire le débat sur l’euthanasie est de nouveau d’actualité.
D’ailleurs le Premier ministre a demandé de réétudier la loi actuelle pour peut-être la faire progresser.
Les membres de l’association pour le droit à mourir dans la dignité ont été très affectés par le décès de cette femme. Ils disent qu’aujourd’hui il faut faire avancer les choses parce qu’il est inadmissible de laisser des gens comme Madame Sébire dans un profond désespoir. Il ne faut pas laisser la douleur prendre le dessus.
Grâce à des gens comme Marie Humbert, qui se batte jours après jours, la justice puis les politiques avaient adopté en avril 2005 la loi Lé Onetti.
Celle-ci autorise un droit à laisser mourir mais elle interdit l’archarnement thérapeutique.
Elle interdit également l’euthanasie active (écourter volontairement la vie d’une personne souffrante) ou le suicide assisté (aider quelqu’un à mourir par voie médicamenteuse ou autre).
Certaines études informent que 50% des individus qui décèdent à l’hôpital n’auraient pas droit au soulagement de leur mal ou à un soutient de fin de vie.
Faute de moyen et faute de connaissance de ce qu’accorde la loi.
En France, la loi Lé Onetti n’est pas assez établie dans la réalité, ce qui n’est pas le cas pour la Belgique, la Suisse, le Luxembourg ou encore la Hollande ou sont autorisé la fin de vie à titre exceptionnel lorsque aucun autre recours n’est possible.