- Florence Lung, commissaire générale du salon Destinations nature
Pour cette 24ème édition, les organisateurs ont retenu comme l’un de leurs thèmes principaux l’écotourisme. Florence Lung, Commissaire générale en charge du salon, revient pour Relaxnews sur cette tendance émergente et donne des clés sur la meilleure façon de pratiquer le tourisme responsable.
R : Pourriez-vous nous définir en quelques mots ce qu’est le tourisme responsable ?
Florence Lung : L’écotourisme, aussi connu sous le nom de tourisme responsable, consiste à voyager en protégeant l’environnement. Des hébergements au mode de transport en passant par les activités, tout doit être fait dans le respect de la nature. Pour parler de tourisme responsable, les populations locales doivent être associées aux offres.
R. : Où peut-on pratiquer du tourisme responsable en France ?
F.L. : En France, les offres tendent à se développer. Toutes les régions se posent des questions sur la meilleure façon de développer le tourisme vert de manière à capter une nouvelle clientèle. Pour l’heure, on constate surtout des initiatives privées. Par exemple, la Gironde a développé une offre de tourisme responsable fondée sur la découverte du département à vélo.
R. : Où les Français peuvent-ils retrouver facilement les offres écoutouristiques proposées en France ?
F.L. : L’association ATR (ndrl : Agir pour un tourisme responsable) répertorie tous les tour-opérateurs "aventure" proposant des activités écotouristiques. Elle est aussi à l’origine d’une charte sur le tourisme durable. La quinzaine de voyagistes agréés respectent de nombreuses règles en matière de développement durable et de respect des populations autochtones.
R. : Les Français sont-ils demandeurs d’un tel tourisme ?
F.L. : Les demandes sont de plus en plus nombreuses. Mais il est encore très difficile de quantifier le phénomène qui n’est que naissant. La volonté d’inclure le développement durable dans les voyages est devenue une attitude que les touristes souhaitent associer de façon plus fréquente.
R. : Et du côté des prix ?
F.L. : Il est vrai que les touristes ne trouveront pas de prix cassés pour des séjours écotouristiques. Baisser les prix pourrait faire courir le risque de faire baisser dans le même temps la qualité de la prestation. Logiquement aussi, les séjours respectueux de l’environnement sont plus chers que les séjours classiques. Cela ne dérange pas les touristes qui sont prêts à payer plus pour ce type de vacances.
R. : Comment se positionne la France par rapport aux autres pays dans le monde ?
F.L. : La France est encore en retard par rapport aux autres pays de l’Europe du nord. Mais le pays comble petit à petit son retard et emboîte le pas à ses voisins européens.