On ne joue pas avec la mort. Ce vieil adage n’a jamais été aussi vrai.
La course à la primeur de l’information et à l’audience fait que l’on oublie parfois de vérifier la véracité d’un événement.
Jean-Marc Morandini prend les paroles de Laurent Ruquier pour argent comptant ( c’est en tout cas l’excuse qu’il avance ). Laurent Ruquier se fait piéger par son staff technique ( il est en direct à la télévision à cet instant, il ne peut donc pas raisonnablement vérifier lui-même ). Son staff reprend une information de la radio Europe 1 sans s’enquérir non plus d’informations supplémentaires.
Et la cerise sur le gâteau, Jean-Pierre Elkabbach , directeur de Europe 1 a aussi une confiance aveugle dans ses sources. Il aurait tenté de joindre la famille de Pascal Sevran, sans succès, mais l’info est tout de même passée à l’antenne.
Pourtant, lors d’une interview du 11 avril dernier, Monsieur Elkabbach dénoncait le "monde d’Orwell".
Dans une interview accordée à La Croix, il dénonçait les dérives de l’information sur internet. Une dérive qui influe selon le patron d’Europe 1 sur le traitement de l’actualité des "news magazines" qui cèdent à la "peopolisation". Une information lancée sur le Net peut être reprise par tous les médias hexagonaux, voire internationaux. À l’ère de l’immédiateté, de l’apparence, de la dictature de l’émotion, la contagion est générale. (...) Il faut bien comprendre que cette mécanique emporte tout le système médiatique, et, avec lui, l’indispensable respect de la vie privée, de la dignité, de l’intimité.", dit-il. Selon Jean-Pierre Elkabbach, le système est empoisonné par "des sites qui, pour exister, pour faire un coup, pour nuire à un adversaire, lancent des rumeurs, des fausses informations, des ragots, des nouvelles non vérifiées. La tentation est grande pour des sites de taper fort afin de se faire entendre." Pour lutter contre cette dérive, il annonce la création d’un comité d’éthique à Europe 1.
Taisez-vous Monsieur Elkabbach !! La vérité est qu’en France on admet la concurrence pour les autres mais pas pour soi-même. Bon nombre de sites Internet est aussi digne que votre radio et le site qui va avec.
Aujourd’hui on balance de l’info sans rien vérifier ? ATROCE !
Tout ce petit monde peut s’excuser, c’est la moindre des choses. Mais une question reste sans réponse. La dépêche précisait l’heure de la mort de Pascal Savran, ce qui peut laisser supposer à un acte de malveillance délibéré.
Bon courage Pascal !