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vendredi 20 juin 2008 par Relaxnews Inscrivez-vous à notre Newsletter


Au coeur de la polémique, le bonus-malus pourrait être repensé

Destiné à favoriser les ventes de véhicules peu polluants, le dispositif du bonus-malus écologique suscite aujourd’hui la polémique.

Bonus Malus  
Au coeur de la polémique, le bonus-malus pourrait être repensé

Si la mesure, directement issue du Grenelle de l’environnement, incite les Français à se tourner davantage vers des voitures moins gourmandes en carburant, elle pèse lourd sur les finances publiques. Son coût est chiffré à 200 millions d’euros pour 2008 par Eric Woerth, ministre du Budget. Entré en vigueur au 1er janvier, le bonus-malus écologique offre une prime à l’achat lors de l’acquisition d’une voiture émettant moins de 130 g CO2/km (de 200 à 1.000 euros de prime). L’achat d’une voiture rejetant plus de 160 g de CO2/km est quant à lui sanctionné d’un malus variant de 200 à 2.600 euros. Première conséquence, depuis le début de l’année, la mesure a fait chuté les ventes des grosses voitures frappées du malus (- 20% pour les 4x4, et environ -40% pour les grands monospaces) tandis que les achats de petites citadines ont bondi de 45%.

Deuxième effet, les recettes du malus ne permettent pas de compenser le manque à gagner des concessionnaires sur les ventes des petites voitures éligibles au bonus. D’où la facture de 200 millions d’euros dressée par Eric Woerth. Bercy pense donc à revoir ce dispositif cher au ministère de l’Ecologie. Sans remettre en cause l’existence du système, le ministre du Budget a souligné que le bonus-malus coûtait cher à l’Etat et qu’il était favorable à des seuils plus exigeants en matière d’émissions de CO2. Il a récemment déclaré au Monde qu’il préférait un "petit bonus" et un "gros malus", tout en reconnaissant que le bonus était "politiquement plus vendable et plus pédagogique". Jean-Louis Borloo a de son côté écarté tous malentendus. Le ministre de l’Ecologie a rappelé jeudi 19 juin que le malus serait bel et bien annualisé et proposé de décaler de 5 grammes chaque année le seuil du bonus. L’objectif étant d’arriver "un jour à une voiture complètement neutre en carbone".

Dans un communiqué, Greenpeace dit "s’inquiéter vivement" des propos tenus par Eric Woerth. "Face à l’urgence climatique et en pleine crise des carburants, le ministre du Budget envoie un signal particulièrement aberrant. Greenpeace dit dans un communiqué "s’inquiéter vivement" de ces propos. "Éric Woerth fait un mauvais calcul. Si le système est déficitaire, c’est que le malus est trop faible : les seuils de déclenchement sont trop élevés, et les montants, trop limités pour les véhicules les plus polluants" a indiqué Anne Valette, chargée de la campagne Climat de Greenpeace France. "Greenpeace attend un démenti formel du gouvernement sur la remise en cause de l’éco-pastille" a-t-elle ajouté. L’avenir du bonus-malus devrait être abordé à l’occasion du prochain projet de loi de finances pour 2009.





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