Chez Go Voyages, les réservations des packages dynamiques (transport + hébergement) augmentent de 57% pour le week-end du 14 juillet avec un budget moyen en hausse. "Nos clients ont payé en moyenne 460 euros contre 378 euros l’an dernier", explique Carlos Da Silva, PDG de Go Voyages. Il ajoute : "cela s’explique par le fait que les touristes paient une nuit d’hôtel supplémentaire".
Séverine Leberre, responsable de la communication pour Promovacances, fait un bilan moins glorieux. "Si on prend un périmètre comparable, le week-end du 14 juillet 2006, où les Français avaient profité de trois jours de repos, le niveau des réservations baisse cette année", remarque-t-elle.
"Il semblerait que les Français aient réservé de manière stratégique pour ce week-end. Nombreux ont opté pour des destinations week-end proches et peu onéreuses, l’intérêt étant d’épargner un peu pour partir plus longtemps et plus loin, et se payer de vraies vacances durant l’été", analyse la porte-parole du voyagiste.
Résultat : chez Promovacances, le panier moyen est moins important que chez Go Voyages à 240 euros par personne.
Cet écart se retrouve donc tout logiquement dans le choix des destinations. Chez Promovacances, les touristes ont préféré des destinations "locales", la France arrive en tête, notamment la région PACA, la Côte Atlantique et la Normandie. Du côté des destinations desservies par avion, l’Italie, Londres et Jersey, des destinations "relativement proches", figurent dans le TOP 5.
Chez le voyagiste à la "Grenouille verte", la France n’apparait pas dans le TOP 5. Arrivent dans l’ordre des réservations, Londres (+19% par rapport à 2007), Barcelone (+36%), Lisbonne (+150%), Rome (+70%) et Prague (+86%).
Pour ce qui est des vols dits "secs", sans autres réservations de prestations, le TOP 5 est quelque peu différent. Tunis (+63%) devance Lisbonne (+6%), Barcelone (+62%), New York (+45%) et Athènes (-17%).
"Alors que les prix des carburants pèsent sur le tarif des billets, nous avons constaté chez Go Voyages une baisse des coûts", explique Carlos Da Silva, son PDG. "Cela s’explique notamment par le fait que les compagnies aériennes ont baissé leurs tarifs mais surtout parce que nous avons réduit nos marges de manière à faire baisser les prix", poursuit-il. "Le panier moyen atteint 301 euros pour les vols, contre 306 euros l’année dernière", se réjouit-il.