- La ville de Bordeaux prétend au titre de Capitale Européenne 2013
Suite à une pré-sélection en 2007, les villes participantes se présentent aujourd’hui avec un projet innovant capable de promouvoir au mieux les qualités et le potentiel dont dispose la ville compétitrice.
A Bordeaux, le projet « Bordeaux 2013 » s’emploie à mettre en valeur la créativité et les mutations de la ville. Les responsables de projet entendent contribuer à la construction d’une identité européenne grâce à une ville « latine, sudiste, et atlantique, qui porte en elle l’esprit, la culture et l’art de vivre du sud-ouest européen » comme la définit le site officiel de candidature de la ville.
La ville de Lyon mise sur ses compétences en matière de cultures numériques et cinématographiques de façon à « permettre à la ville de trouver sa juste place sur la carte européenne de l’image ». Le titre de Capitale européenne soulignerait les « confluences géographiques historiques et culturelles qui ont façonné l’image de la ville ».
La ville de Marseille compte sur sa position géographique en bord de Méditerranée qui constitue un carrefour des cultures. Son principal atout est le projet "Atelier de L’Euroméditerranée" qui s’articule autour du dialogue des cultures et du renouveau des cités par la culture.
Toulouse s’aide du président d’Airbus, Tom Enders, pour élaborer son projet. Sur un ton plus écologique, elle met en avant l’art des jardins, le développement du lien entre activités culturelles et ludiques et zone verte et met en place une piétonisation du centre-ville. Le dossier est valorisé par 45 partenariats d’entreprises.
Au final, chaque responsable de projet devra défendre sa ville face à un jury de 13 membres (six Français, sept représentants des pays de l’UE) présidé par un lord britannique en septembre 2008. Le choix du gagnant devra être entériné par le Conseil de l’Union Européenne au début 2009. La ville désignée devra partager sa distinction avec une ville slovaque en 2013.
Le titre de Capitale européenne est d’autant plus prestigieux qu’il permet de juteuses retombées économiques notamment dans le domaine touristique et un rayonnement international. En 2004, Lille avait séduit 9 millions de visiteurs et plusieurs gros investisseurs.