- Laurence Ferrari fera ses débuts au 20h de TF1 à partir du 25 août
Si Laurence Ferrari ne compte pas chambouler le rendez-vous quotidien de sept millions de téléspectateurs, elle devrait cependant imposer un nouveau rythme à la grand’messe du soir.
Laurence Ferrari revient par la grande porte sur TF1 après deux ans d’absence mais dans un contexte difficile.
Son retour complète une liste de changements conséquents initiés par le nouveau directeur de la chaîne Nonce Paolini.
Entre la fusion des rédactions de TF1, de sa chaîne d’information en continu LCI et de ses sites Internet et les virages éditoriaux opérés par le nouveau patron de l’information Jean-Claude Dassier qui a remplacé Robert Namias en juin dernier, Laurence Ferrari prend place au sein d’une rédaction en grand chantier.
Elle devra également redonner au journal télévisé de 20h ses lettres de noblesse.
Malgré un leadership incontesté depuis vingt ans grâce à l’arrivée de Patrick Poivre d’Arvor, le journal a perdu de son aura.
Fragilisé par les attaques émanant du livre Madame, Monsieur, Bonsoir..., paru en janvier dernier aux éditions du Panama, et les soupçons de connivence qu’entretiendrait la chaîne avec le pouvoir étatique, le 20h concède depuis le début de l’année 2008 des parts de marché, à l’image des audiences de TF1.
Alors qu’en 2007, le rendez-vous s’octroyait une part de marché de 39% en moyenne, ses résultats sont tombés depuis janvier 2008 en deçà des 35%.
Laurence Ferrari pourrait tout de même compter sur le succès estival des JT qui enregistre actuellement 38% de part de marché.
Visage emblématique du renouveau de la chaîne désiré par Nonce Paolini, Laurence Ferrari devra surtout imposer son style dans les foyers français habitués au familier "PPDA" qu’ils retrouvaient à la même heure depuis 21 ans.
Après deux saisons aux commandes de l’émission politique Dimanche+ sur la chaîne cryptée, Laurence Ferrari retrouve sa maison mère, celle qui lui avait permis d’accéder à une reconnaissance professionnelle et médiatique.
En 1997, cette ancienne d’Europe 1 où elle a fait ses classes pendant dix ans, accède à la présentation des journaux de 6h à 10h sur LCI. TF1 ne tardera pas à mettre en valeur son travail.
Laurence Ferrari deviendra chroniqueuse aux côtés de Jean-Pierre Pernaut dans Combien ça coûte ? avant de présenter ses propres émissions, Vis ma vie et Sept à huit, en compagnie de son ex-mari Thomas Hugues.
Pièce maîtresse de l’information sur TF1, la journaliste deviendra également le joker de Claire Chazal au journal télévisé de 20h le week-end.
Pendant ses années passées sur la 1ère chaîne, Laurence Ferrari s’est construite une réputation d’intervieweuse tenace allant même jusqu’à bousculer, en octobre 2005, Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur.
Alors que TF1 lui assure un chemin tout tracé, Laurence Ferrari change de cap et fait sa rentrée cathodique 2006 sur Canal+.
Présentatrice et productrice de l’émission politique dominicale Dimanche+, elle arrive à imposer aux téléspectateurs son nouveau rendez-vous en remplacement du Vrai journal de Karl Zéro implanté le dimanche midi depuis dix ans.
En 2007, année de l’élection présidentielle, la chaîne lui confie également la présentation des soirées électorales.
A la surprise générale, Laurence Ferrari opère un nouveau virage dans sa carrière en revenant sur TF1.
Alors qu’elle assurait depuis des mois redonner sa confiance à Canal+ la saison prochaine, la journaliste est revenue sur sa décision après de longues hésitations.
Dimanche 8 juin dernier dans l’après-midi, elle prévenait Rodolphe Belmer, le directeur général délégué de Canal+, de son départ.
Lundi 25 août, Laurence Ferrari pilotera le JT de TF1 avec quelques modifications éditoriales.
"Je souhaiterais que le 20h de TF1 ne soit pas seulement une simple accumulation de sujets factuels enchaînés les uns après les autres", explique-t-elle lors d’une interview accordée à L’Express.
Habituée à présenter des magazines d’information, elle désire "installer des sujets plus longs, sous forme de dossiers de deux à trois minutes, renforcer les sujets dits de société" et réaliser plus de directs.